Optimisation open space

Fini les bureaux fermés et isolés, la mode est à l’open space. Des lieux de travail ouverts censés fluidifier la communication dans les entreprises tout en rapprochant les salariés. Un paradis au travail ?
Loin de là, à en croire certains « open spacers », qui disent souffrir de cette organisation. Pourtant, celui-ci a d’abord été conçu comme un espace convivial, la proximité rendant la communication plus facile. L’ambiance est à la convivialité et le tutoiement souvent de mise. Une atmosphère presque bon enfant où la hiérarchie semble moins lourde. Alors pourquoi ces réserves, voire mêmes ces récriminations ?
 
Tout simplement parce qu’il n’y a pas de solution miracle dans l’organisation du travail. Il y a une « philosophie de « l’open-space », et  il faut la comprendre pour l’utiliser de façon optimale. À l’image de ce qui se passait dans les premières « start-Up », le travail dans un open-space doit être un travail d’équipe, où chacun doit adhérer à l’organisation et à la manière de fonctionner qu’il requiert. Certes , il y a peu d’intimité dans un open-space , mais cette proximité peut engendrer plus de solidarité, de cohésion, une meilleure circulation de l’information… et « raccourcir le temps ». C‘est l’occasion d’entendre une idée qui passe, d’y ajouter une remarque, de rebondir sur une question, d’y répondre et de renvoyer la sienne.
Rendre  ces vertus effectives, ne va pas de soi. Il faut que les collaborateurs adhèrent à cette forme d’organisation du travail, et cultivent les comportements adaptés. Il y a un vrai savoir vivre en « open-space »  qui est requis. Il comporte des règles de  politesse élémentaires, et d’autres plus subtiles, à apprendre et à faire rentrer dans les habitudes, et qu’il faut expliciter clairement. Mais surtout, cette forme d’organisation du travail, demande au départ une  répartition des postes et des individus dans l’espace, qui doit être pensée de façon très élaborée, au travers de la logique productive, bien sûr,  mais aussi, et peut être surtout ,au travers d’une logique psychologique. C’est en concevant de façon optimale cette topologie de «  l’open-space » qu’on en tirera le meilleur profit pour l’entreprise et pour les gens qui y travaillent.

Communication et Assertivité

Dans le cadre de relations humaines, l'assertivité est présentée comme un comportement qui exclut les attitudes suivantes:
> Les comportements d'agression (ou de domination par la force).
> Les comportements de soumission qui peuvent se matérialiser par la fuite ou l'abandon.
> Les comportements de manipulation (ou de domination par la ruse), parfois exprimée sous forme de manipulation mentale.
 
Cette forme de communication produit un effet d'entraînement sur le ou les interlocuteurs et permet d'accroître la qualité de la relation et la compréhension mutuelle.
 
De manière synthétique l'assertivité peut se résumer dans les concepts suivants :
> Se respecter et se faire respecter
> Développer une bonne assurance personnelle
> Identifier ses attitudes les plus fréquentes
> Savoir faire face à des comportements divers (passifs, agressifs ou manipulateurs)
> Communiquer efficacement
 
Le Fogging est une technique qui utilise l'assertivité : elle consiste à commencer par trouver un terrain d'entente en isolant des points sur lesquels un accord est possible, avant de contredire la partie du discours à laquelle on s'oppose.
L'assertivité  postule le respect réciproque des opinions et permet la concession et le compromis.

Esprit d'équipe et résilience

Le succès d'un groupe de travail réside  toujours dans la capacité des collaborateurs à développer" un esprit d'équipe", mais plus encore à en assurer la pérennité. Fluidifier la communication en rapprochant les individus, améliorer l'intégration, développer l'assertivité, permet à chacun d'acquérir assez de confiance en soi et en les autres, pour se penser partie prenante de l'équipe.
 

De manière synthétique cela peut se résumer dans les concepts suivants:

> Cultivez la notion du mieux travailler ensemble, par l'assertivité. Chaque décision doit remporter l'adhésion du groupe.
> S'impliquer vis-à-vis du projet commun en tenant compte des avis de chacun. Le fogging et l'analyse transactionnelle sont les clés pour atteindre cet objectif.
> Harmoniser et activer le savoir-vivre dans le groupe.
 
Communication, respect, et restructuration cognitive permanente garantissent une plus forte résilience de l'organisation et son efficience dans la durée.
La force d'une équipe n'est que l'agrégat des forces individuelles qui le constituent, et celle-ci est démultipliée dès lors que ses constituants sont dans une dynamique commune convergente.